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Fusions et acquisitions
Les fusions d’Unicredito/Hypovereinsbank et
Banco Bilbao Viscaya Argentaria/Banca Nazionale del Lavoro
relancent le débat sur une concentration bancaire en France comme
par exemple celle de Société Générale/BNPParibas. Comme vous
le savez, ce sont toujours les salariés et leurs représentants
les derniers prévenus dans de telles situations. Comment se
comporteraient les salariés de la Société Générale si un tel
évènement devait se reproduire ? Ne sachant toujours pas
lire dans le marc de café, notre organisation syndicale ne peut
pas répondre à cette question. Par contre, comme hier, F.O. se
battrait pour maintenir l’emploi de tous les salariés dans les
deux entreprises.
Ce sujet inquiète aussi nos organisations
syndicales internationales. Dans un rapport adopté par l’OIT
(Organisation Internationale du Travail) dès 2001 sur ce thème,
les conclusions rappelaient : "Les gouvernements, les
employeurs et les travailleurs ont tous intérêts à faire en
sorte que les résultats des fusions et des acquisitions
répondent au besoin primordial de maintenir un secteur financier
p^prospère et compétitif. En tenant compte de l’intérêt
public, les gouvernements doivent avant tout veiller à ce que les
services financiers soient accessibles et efficaces de façon à
garantir la stabilité financière ainsi que des conditions de
travail décentes. Cette obligation porte également sur les
incidences des fusions et acquisitions dans le secteur. Il incombe
aux gouvernements d’anticiper et de pallier les conséquences
sociales négatives et les effets néfastes que peuvent avoir les
fusions et acquisitions sur l’emploi et d’aider les
partenaires sociaux à trouver des solutions concertées pour
atténuer ces effets néfastes. Dans ce contexte, il incombe aux
partenaires sociaux d’instaurer un véritable dialogue
social. "
Des accords équitables
En séance plénière exceptionnelle du CCUES
du 14 juin, F.O. a approuvé la mise en place des accords d’intéressement,
de participation, le plan d’épargne d’entreprise, le maintien
de l’IP Valmy et la création du PERCO SG. L’ensemble de ces
accords constitue ainsi un système d’épargne équitable pour
tous les salariés.
Il reste maintenant à augmenter de manière
significative les salaires, seule façon de relancer la
consommation et de réduire le chômage.
Et la mesure
" Breton " ?
La direction s’était engagée à
verser une prime de 300 € nets par salarié s’appuyant sur la
mesure " Breton " dont les décrets d’application
devaient être discutés à l’Assemblée Nationale en Juin.
Chacun comptait donc sur cette prime en Juin. Remaniement
ministériel oblige : les discussions sont reportées… et
le versement de la prime avec !
F.O. a écrit à la direction et une question
en ce sens a été posée par le président F.O. de la commission
" sociale ". Selon les sources, la prime
pourrait être versée dans le meilleur des cas en Juillet… mais
plus vraisemblablement en Septembre.
La direction semble avoir oublié qu’il s’agissait
là d’une disposition prise à la suite de deux journées de
grève particulièrement bien suivie à la Société Générale.
Une action de rappel serait-elle nécessaire ?
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